L'AFFAIRE MYLDES
ou l'art de ménager la chèvre et le chou
Octobre 2009 : Sous la pression des riverains relayés au Conseil communal par l'opposition Ecolo & MR, le Collège communal de Mouscron émet un avis défavorable lors de l'enquête publique relative à la construction et à l'exploitation d'une usine à béton, rue du Quai, 27 à Dottignies. Geste fort ou souci de ne pas caresser les riverains à rebrousse-poil?
Pour rappel, c'est l'IEG (Intercommunale d'Etudes et de Gestion), aujourd'hui dirigée par l'Echevin Michel FRANCEUS (CdH) , qui a conclu en 2008 un compromis de vente avec la société demanderesse en vue de la construction de cette usine à béton.
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Décembre 2009 : Deux fonctionnaires de la Région wallonne accordent à la société Myldes le permis unique en vue de la construction et de l'exploitation de la centrale à béton ce, malgré les remarques des riverains, de l'association Eco-Vie et l'avis négatif du Collège communal.
Janvier 2010 : Suivant les dispositions du décret, l'asbl Eco-Vie, association régionale pour un développement durable, introduit un recours dans les formes légales en date du 22 janvier. Des riverains de l'usine projetée effectuent la même démarche. Entre le 20 et le 23 janvier, le Député Luc TIBERGHIEN(Ecolo) rencontre à deux reprises le Ministre Philippe HENRY, en charge de l'Aménagement du Territoire, afin de le sensibiliser à ce problème d'implantation industrielle à proximité d'habitations.
Au Conseil communal du 25 janvier, interpelé par Marc CASTEL (MR) et Marianne LETERME (Ecolo), le bourgmestre refuse l'idée de faire introduire un recours par la ville. Or, et contrairement à ce qui a été dit, un recours introduit par la Commune aurait un effet suspensif sur la décision de la Région wallonne, avantage que n'ont pas les recours introduits par Eco-Vie et par les riverains ( en fonction de l'article 95, paragraphe 5, modifié du décret du 11 mars 1999). Depuis le 28 janvier, le délai d'introduction des recours est dépassé. Or, c'est uniquement le fait qu'il y ait des recours qui permettra au Ministre de disposer du cadre légal pour éventuellement refuser le permis. Monsieur Alfred GADENNE (CdH) se contente de la promesse d'aller à son tour s'entretenir avec le Ministre Philippe HENRY. Une promesse qui ne l'engage pas à grand chose, avouons-le.